Cette nouvelle alarmante concerne les femmes qui utilisent des « cups » au lieu de tampons hygiéniques !



Le syndrome du choc toxique ou SCT est une maladie extrêmement rare, mais dangereuse qui est provoquée par une toxine bactérienne, plus fréquemment le TSST-1 qui est produit par le Staphylococcus aureus (ou staphylocoque doré). En pénétrant dans la circulation sanguine après une infection, cette toxine affecte rapidement les organes du corps comme les poumons, le foie ou les reins…

Cette maladie serait même mortelle et pourtant, sa survenue peut être liée aux menstruations chez les femmes porteuses du staphylocoque doré !

Si le SCT lié aux règles a disparu à un moment donné de la France, il y a eu une forte recrudescence de la maladie ses dernières années (17 cas en 2016 contre 5 en 2004).

Ce qui a alors poussé les autorités sanitaires à mener une enquête.

Entre autres, le Dr Gérard Lina du Centre national de référence du staphylocoque des Hospices Civils de Lyon (HCL) a rassemblé une équipe pour étudier la responsabilité des tampons hygiéniques dans les différents cas de STC chez les femmes. Pour cette étude, le centre a alors rassemblé 700 tampons usagés pour les analyser et découvrir leur degré de nocivité pour le corps.

En effet, les chocs toxiques liés aux règles sont provoqués par une accumulation de sang dans le vagin de la femme porteuse du staphylocoque doré. Et pourtant, cet environnement favoriserait le développement de la bactérie meurtrière !

Les résultats de cette étude, présentés le mardi 4 juillet dernier, ne se sont pas fait attendre…

Le Dr Gérard Lina, chef de service du centre lyonnais a expliqué que cette étude a permis de découvrir que « contrairement au tampon Rely, retiré du marché américain dans les années 1980, aucun dispositif » présent dans les tampons hygiéniques sur le marché « ne stimule la production de la toxine TSST-1 » responsable du SCT.

Ces chercheurs ont également testé les produits de marques les plus utilisés en reproduisant des conditions de culture proche de l’environnement à l’intérieur du vagin, donc avec très peu d’oxygène. Et il a été constaté que « les produits » présents dans les tampons hygiéniques auraient un « effet neutre », ils iraient même jusqu’à « bloquer le développement du staphylocoque » !

Et qu’en est-il des « cups » ?

Ces scientifiques se sont également penchés sur le cas des coupes menstruelles pour les analyser et voir leur dangerosité. Et, malheureusement pour les adeptes, ils ont découvert que les fameuses « cups » seraient beaucoup plus nocives !

En effet, les coupes menstruelles présenteraient « un diamètre plus important que les tampons ». Ce qui permettrait donc « une arrivée d’air » plus importante, alors que l’oxygène favorise la multiplication du staphylocoque doré !

Un réel manque d’information :

Si le danger reste réel, c’est surtout parce que certaines n’utiliseraient pas correctement les tampons ou les coupes menstruelles. Faut-il rappeler que ces dispositifs ne devraient pas être utilisés pendant plus de quatre heures d’affiler ?

En effet, le Dr Gérard Lina du centre lyonnais et le directeur du centre national de référence des staphylocoques, François Vandenesh, soulignent qu’il est important de ne pas dépasser les quatre ou six heures d’affilé, que ce soit pour la cup ou pour le tampon. Ils déconseillent également de les porter durant la nuit, car plus ces dispositifs restent longtemps dans le vagin, plus les staphylocoques et autres bactéries peuvent se multiplier facilement. « Quand on les utilise correctement, le risque est moindre, mais pas de zéro », expliquent ces spécialistes.

Pour avertir tous vos amis et vos proches de cette nouvelle, n’oubliez pas de partager ces précieuses informations au maximum !

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